Immortel Pavarotti.

Voilà 10 ans aujourd’hui que le ténor de légende Luciano Pavarotti nous a quitté, et il faut en parler.

Alors oui, on va me dire que j’ai des goûts de beauf, que Pavarotti c’est ringardos, c’est mainstream, mais Pavarotti, 10 ans après sa mort, on se souvient quand même de lui.

Pavarotti, c’était grand. Même pour moi qui suis né dans les années 90 dans un milieu pas spécialiste du classique ou de l’opéra (même si on m’a vite mis le pied à l’étrier), c’était quelque chose. Je ne pense pas me tromper en affirmant que tout le monde a déjà entendu son nom et sa voix au moins une fois.

Le bougre a su mettre sur son CV quelques lignes sympatoches, avec des performances en compagnie de stars de la musique pop, rock, etc. Il a su exposer la musique classique et l’opéra au plus grand nombre en créant le show assez régulièrement et on ne peut que le remercier pour ça. On l’a vu sur scène avec Barry White, Bono, Queen, James Brown, Céline Dion ou même Florent Pagny… Je l’admets volontiers, ça n’était pas toujours exceptionnel, mais tout de même. Est ce qu’on voit encore ça de nos jours ? Oui, mais pas assez je pense et c’est plutôt dommage qu’on ne mélange pas plus souvent ces univers.

Même si aujourd’hui il peut sembler ringard aux yeux de certains, parce qu’il est clair qu’il est le représentant d’une autre époque, on peut tout de même remercier Luciano. Pavarotti c’est un peu le Zidane de la musique : même si on n’aime pas son domaine, lui, on le connait et on l’admire.  Et peu importe qui il fut dans l’intimité, il a marqué plusieurs générations et même s’il est la seule référence classique de certains, c’est mieux que rien du tout.

Une pique totalement gratuite pour continuer parce que ça me démange un peu : il y a un autre monument dont le nom ressort tout le temps, Maria Callas. Pour être tout à  faire honnête, je déteste la Callas. Elle représente à mes yeux – et encore une fois, je dis ça de mes yeux de jeune adulte de la génération 90 – ce côté élitiste de la musique classique (et je ne supporte pas sa voix), tandis que Pavarotti semblait donner une envie d’ouverture au plus grand nombre et m’a toujours touché dans ses interprétations. Oui je suis populiste, je sais.

Sa dernière représentation publique, aux Jeux d’Hiver de Turin en 2006 est un crève coeur. Il y interprétait Nessun Dorma, l’un des, si ce n’est le plus grand air d’opéra masculin extrait de Turandot, de Puccini. On le sent fatigué mais il va jusqu’au bout de sa performance qui sera sa dernière et je pense qu’il le savait, c’était sa Cène. Sa dernière communion avec le public chez lui, en Italie. Je ne m’en lasse pas.

Grazie Luciano !

G.B

 

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